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Trump maintient que le cessez-le-feu est "terminé" mais accepte de parler avec l'Iran
information fournie par AFP 11/07/2026 à 00:12

Le président américain Donald Trump parle aux journalistes à bord de l'Air Force One, le 8 juillet 2026 ( AFP / SAUL LOEB )

Le président américain Donald Trump parle aux journalistes à bord de l'Air Force One, le 8 juillet 2026 ( AFP / SAUL LOEB )

Donald Trump a déclaré vendredi avoir accepté de continuer à discuter avec l'Iran, mais a réaffirmé que le cessez-le-feu en vigueur depuis avril était bel et bien "terminé" après la reprise des hostilités cette semaine.

Alors que l'Iran a de son côté lancé qu'il était vain de compter sur sa "reddition", une délégation du Qatar, pays médiateur entre les deux camps, est arrivée vendredi à Téhéran pour des pourparlers, a rapporté un média iranien.

Les affrontements ont repris mardi entre les deux pays ennemis qui ont échangé des frappes au Moyen-Orient, les plus importantes depuis la signature le 17 juin d'un protocole d'accord venu entériner le cessez-le-feu d'avril.

"La République islamique d'Iran nous a demandé de continuer +les discussions+. Nous avons accepté de le faire, mais les Etats-Unis leur ont signifié, en des termes sans équivoque, que le cessez-le-feu était TERMINE!" a déclaré le président américain.

Téhéran "n'a fait aucune demande", a tenu à rectifier le porte-parole de la diplomatie iranienne, tout en annonçant que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi se rendrait samedi à Oman pour évoquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique au coeur du différend avec les Etats-Unis.

Le président américain avait déjà décrété mercredi la fin de la trêve et étrillé les dirigeants iraniens, "des malades" avec qui il ne veut plus "avoir affaire", tout en laissant déjà la porte ouverte à la poursuite des pourparlers par son équipe de négociateurs.

Détroit d'Ormuz : de nouvelles routes émergent mais l'insécurité persiste ( AFP / Nicholas SHEARMAN )

Détroit d'Ormuz : de nouvelles routes émergent mais l'insécurité persiste ( AFP / Nicholas SHEARMAN )

Les Etats-Unis ont frappé l'Iran deux nuits consécutives après avoir imputé à Téhéran la responsabilité d'attaques contre trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz.

En représailles, les forces armées iraniennes ont visé les voisins du Golfe: le Koweït, où au moins une personne a été blessée, Bahreïn, ou encore le Qatar, un des médiateurs dans les efforts de règlement du conflit.

"Voie de la diplomatie"

Ce regain de tensions est intervenu en pleines funérailles du guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains.

Mais l'accalmie est revenue la nuit de jeudi à vendredi et le médiateur qatari espère permettre aux deux parties de renouer le dialogue "à la suite des événements de mardi", selon l'agence de presse iranienne Tasnim.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue également un rôle de médiateur, a déclaré sur X avoir exhorté le président iranien Massoud Pezeshkian à sauver une paix "durement gagnée".

Des personnes en deuil portent le cercueil d'Ali Khamenei, le défunt guide suprême iranien, au mausolée de l'imam Ali à Najaf, en Irak, le 8 juillet 2026 ( AFP / Hussein FALEH )

Des personnes en deuil portent le cercueil d'Ali Khamenei, le défunt guide suprême iranien, au mausolée de l'imam Ali à Najaf, en Irak, le 8 juillet 2026 ( AFP / Hussein FALEH )

En Iran, le principal négociateur dans les pourparlers avec Washington, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que la guerre ne se terminerait "jamais avec une reddition de l'Iran".

Et le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a prévenu que son pays riposterait "à toute attaque" contre ses infrastructures, y compris en s'en prenant à Israël.

Si les Etats-Unis ont affirmé avoir visé des cibles militaires, la République islamique a accusé Washington d'avoir aussi touché des infrastructures civiles afin d'empêcher les fidèles de se rendre aux funérailles d'Ali Khamenei.

L'hommage au guide suprême, au pouvoir pendant près de quatre décennies, a rassemblé des millions de personnes cette semaine en Iran et dans l'Irak voisin avant de s'achever par son inhumation tôt vendredi matin dans sa ville natale de Machhad (nord-est).

Son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, invisible depuis sa nomination en mars, n'est pas apparu lors de ces funérailles.

Cette absence est probablement liée à "une multitude de blessures qui le rendent imprésentable au public" et à des considérations sécuritaires "en raison du risque qu'une apparition publique soit utilisée pour le surveiller et préparer un assassinat", a estimé auprès de l'AFP Farzan Sabet, chercheur de l'Institut des hautes études internationales de Genève.

4 commentaires

  • 10 juillet 22:27

    Dien bien ça vous parle? Hue aussi ça a fait mal... donc le pauvre général en chef, n'en déplaise à ses détracteurs fait bien de ne pas trop jouer les gros bras. Il pourrait lui en cuire. Sinon pourquoi ne pas avoir réduit en cendre la production de pétrole de nos redoutables amis...


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